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Fonctions agronomiques

Photo culture

Une haie bien orientée protège les cultures

Effet brise vent en polycutlture, maraîchage et arboriculture

Brise-vent et masses d’air :

On pourrait penser qu’un mur est le meilleur des brise-vent. Pourtant il n’en est rien. En effet, le vent qui vient frapper un mur se comprime et sa vitesse augmente. Une fois qu’il a passé le mur, il tourbillonne et devient très néfaste pour les cultures sur une distance équivalente à 5 fois la hauteur du mur. On considère que le mur protège la culture sur une longueur seulement 2 fois égale à sa hauteur.

Schéma de l'effet brise-vent d'un mur

Cas d’un mur ou d’une haie persistante

Les haies persistants denses (thuyas, laurier palme…) sont équivalente à des murs car elles ne laissent pas passer le vent. Les haies champêtres homogènes et semi-perméables permettent le passage de l’air, mais en le ralentissant grandement. On estime qu’une distance égale à 10 à 15 fois la hauteur de la haie est alors protégée, ce qui peut facilement représenter 60 à 100 mètres.

Schéma de l'effet Brise vent d'une haie

Cas d’un brise-vent végétal

La photo montre l’influence d’une entrée de champ sur la hauteur d’une culture : au niveau de la trouée dans la haie les plants de maïs sont plus petits que ceux situés sur l’ensemble du bord de la parcelle.

Photo maïs

Influence d’une entrée de champ sur la hauteur des maïs

Brise-vent et rendements :

Schéma des gains de rendement dûs aux effets Brises vent

Schéma de l’effet brise vent d’une haie bien positionnée sur une culture (d’après D. Soltner, ‘L’arbre et la haie’, édition des Sciences et Techniques Agricoles)

Présence d’une haie bien orientée, homogène et haute
=> Diminution de la vitesse du vent
=> Diminution de l’évapotranspiration et du dessèchement des sols
=> Augmentation de la production végétale par photosynthèse
=> Compensation des pertes à proximité de la haie par augmentation de production à l’intérieur de la parcelle sur 10 à 15 fois la hauteur de la haie
=> Augmentation des rendements de 6 à 20 %

Brise-vent et effets complémentaires :

En diminuant les effets mécaniques du vent, les haies permettent aussi de limiter le risque de verse des céréales. Les haies brise-vent préservent de la dérive des produits de traitement provenant des parcelles voisines (effet particulièrement intéressant en agriculture biologique). La présence de haies permet de limiter l’érosion éolienne.


Photo ombrage

A l’ombre des grands arbres…

Protection des troupeaux : soleil, vents froids et pluie

La présence d’une haie permet aux animaux de s’abriter. Cette protection est différente selon les saisons et selon la période de la journée.

Haie = protection :
– contre les vents froids (hiver)
– contre les fortes chaleurs (été)
=> Diminution des dépenses énergétiques nécessaires pour faire face à ces changements de température.
=> Augmentation de la production et Augmentation de la qualité de vie animale

Schema

Le jour : création d’une zone d’ombre  / La nuit : création d’une zone de réflexion et de rayonnement

Selon la période de la journée, les zones d’ombre, de rayonnement et de réflexion sont des zones privilégiées pour le bétail.

Enfin, en élevage, les haies, notamment si elles sont épineuses, jouent un rôle important en matière de contention du bétail (clôture). Elles permettent également de freiner la propagation de certaines épidémies et l’invasion de parasites.


Photo bâtiment

Stabulation abritée par une jeune haie

Protection des bâtiments

Une haie bien orientée permet de protéger un hangar, une stabulation (mais aussi une habitation) contre les tempêtes et les forts écarts de température. Une diminution des coûts de chauffage et de climatisation peut alors être constatée.


Exemple de haie plantée pour protéger un poulailler :

Photo haie

3 ans après plantation

Photo N+6

6 ans après plantation


Photo érosion

Absence de talus et de haie en rupture de pente : érosion éolienne

Conservation, amendement des sols et amélioration de leur portance

Les arbres et les haies, grâce notamment à leurs racines, permettent une meilleure infiltration de l’eau dans le sol. Les sols moins gorgés d’eau permettent un passage des engins plus facile et offrent une meilleure qualité des pâtures.

La présence d’un patrimoine arboré permet aussi de conserver des sols de meilleure qualité et de conserver un amendement naturel non négligeable (humus).


Photo coccinelle

La coccinelle : un allié de poids contre les pucerons

Refuge pour la faune auxiliaire des cultures

La haie est le siège d’un équilibre écologique à l’intérieur duquel on trouve notamment une diversité importante d’insectes, d’oiseaux et de mammifères. Parmi eux, certains sont des animaux prédateurs ou parasites des organismes ravageurs des cultures. On les appelle des « auxiliaires des cultures ». L’utilisation de ces auxiliaires des cultures permet de diminuer la pullulation des animaux nuisibles aux productions (insectes parasites, rongeurs…). Cette technique a tout d’abord commencé dans des milieux confinés (serres) où des lâchers d’insectes prédateurs (élevés spécifiquement pour cela) pouvaient être effectués ponctuellement. C’est ce que l’on a appelé la Lutte Biologique Intégrée.

Aujourd’hui, en production de plein champ, on parle plutôt de Contrôle Biologique en Nature. L’objectif n’est pas de faire disparaître les ravageurs, ce qui est impossible, mais de contrôler leurs niveaux de population à des seuils acceptables pour la production agricole. Les premières filières qui ont utilisé cette technique sont l’arboriculture fruitière et le maraîchage car les fruits et légumes se retrouvent directement dans nos assiettes. Désormais, les cultures céréalières et la viticulture s’intéressent également à diminuer, voire stopper, l’utilisation des pesticides.

Les auxiliaires sont essentiellement des insectes prédateurs ou parasites des ravageurs, mais aussi d’oiseaux, de mammifères et de reptiles. Les insectes pollinisateurs (abeilles…) et les organismes du sol (détritivores…) sont aussi considérés comme des auxiliaires indispensables à l’agriculture mais agissant sur d’autres paramètres de production.

Tableau auxiliaires

Principaux auxiliaires et ravageurs

Les insectes agissent à différents stades de leur développement, mais ce sont les larves qui sont de redoutables carnivores alors que les adultes sont souvent plus opportunistes quant à leur alimentation (larves, fleurs, plantes, graines…) d’où la nécessité d’avoir un milieu diversifié avec de nombreuses plantes à fleurs.

Pour les oiseaux, les pics de prédation ont lieu au moment de l’élevage des jeunes pendant la période de reproduction, un couple de mésanges bleues consomme environ 12 000 chenilles pour élever une nichée et se nourrir (et bien d’autres insectes). Autre exemple : un faucon crécerelle mange 2 200 mulots par an.

Photo oiseau

Mésange en plein repas

Un des critères le plus important à appréhender est la capacité de déplacement de ces auxiliaires. En effet leur action est souvent limitée par la distance qui sépare les milieux qui les abritent de la culture à protéger. Ceci est particulièrement vrai pour les insectes. Par exemple, l’impact des carabes prédateurs de doryphores diminue très fortement au-delà de 100 m de distance de la haie.

Il faut également bien avoir à l’esprit que pour fixer une population d’auxiliaires suffisante, capable de réagir rapidement face à un prédateur, il est nécessaire de conserver un minimum de proies à disposition en permanence. Le contrôle biologique s’accommode donc mal de l’emploi de pesticides sur la parcelle qui d’une part éradique les ravageurs dont les auxiliaires se nourrissent mais détruit également les auxiliaires eux-mêmes de manière directe ou indirecte. Bon nombre de petits carnivores et rapaces sont ainsi intoxiqués en mangeant des campagnols empoisonnés par les produits chimiques anti-rongeurs.

Il faut noter également que les ravageurs (pucerons, mulots…) sont moins sensibles à la qualité du milieu car la majorité accomplissent leur cycle biologique dans la parcelle agricole. C’est-à-dire que des milieux très simplifiés leurs conviennent tout à fait. Par contre, les auxiliaires sont des animaux souvent plus complexes avec des besoins plus larges.

Découvrez notre fiche “La haie support de faune auxiliaire” : vous y apprendrez les différents rôles de la faune auxiliaire, les moyens de favoriser sa présence sur les exploitations agricoles, et surtout son lien essentiel avec les haies champêtres. Un focus présente également les espèces végétales idéales pour accueillir un maximum de faune auxiliaire autour des cultures.


Photo abeille

En butinant, l’abeille pollinise de nombreux arbres fruitiers

Refuge pour les insectes pollinisateurs

Les arbres et les haies sont des refuges pour beaucoup d’insectes pollinisateurs (bourdons, abeilles solitaires…). Ces insectes sont indispensables pour la pollinisation des fleurs et donc la mise à fruits de certaines cultures (colza, mais, tournesol…) et aux arbres fruitiers.

Découvrez notre fiche “Haies, arbres champêtres et insectes pollinisateurs”  : vous y trouverez des éléments pour : comprendre le processus de pollinisation, identifier les rôles que jouent les plantes ligneuses sauvages et favoriser les pollinisateurs, notamment avec les espèces ligneuses sauvages.