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Le comité scientifique régionale livre ses premiers résultats

Le comité scientifique interdisciplinaire Ecobiose a été créé en 2017, à l’initiative de la Région Nouvelle-Aquitaine, au regard des enjeux sociétaux que représente l’érosion de la Biodiversité.

Il regroupe une centaine de scientifiques, spécialistes en écologie ainsi qu’en sciences humaines et sociales. Il  a pour mission de réaliser un état des lieux des connaissances scientifiques sur les interrelations entre état de la biodiversité, fonctionnement des écosystèmes et provision de services économiques et socio-culturels sur le territoire néo-aquitain. La coordination de ce comité scientifique a été confiée à Vincent Bretagnolle, directeur de recherches au Centre d’études biologiques de Chizé (Deux-Sèvres) et à Sabrina Gaba, chercheuse à l’INRA.

Le 18 juin dernier, la région Nouvelle-Aquitaine organisait un événement de présentation des premiers travaux d’Ecobiose sur le rôle de la biodiversité en territoires de plaine et grandes cultures.

Vous pouvez : consultez le document de présentation et le résumé exécutif  de cette journée et regardez la vidéo de l’évènement.

En premières conclusions issues d’une synthèse d’environ 250 publications régionales et de la contribution de 39 scientifiques, il est retenu que la biodiversité aide à la pollinisation des cultures, ainsi qu’au maintien de la qualité des sols. elle peut donc être envisagée comme une solution alternative à l’utilisation de l’azote inorganique et à l’usage des produits phytosanitaires en grandes cultures. La préservation de la biodiversité, des éléments semi-naturels du paysages, comme les bosquets et les haies et des fleurs des champs apparaissent comme des solutions pour les activités agricoles tout en maintenant des multiples services sur le territoire : « Pour une large part, le rôle positif de la biodiversité dépend de la présence d’habitats semi-naturels (bosquets, haies, friches) et d’une flore spontanée diversifiée car elle est à la base de l’ensemble des réseaux trophiques », soulignent les chercheurs.

Ce premier rapport montre que la pollinisation par les insectes augmente les rendements des cultures de colza et tournesol de 30 à 40%, et les revenus des agriculteurs de 200 à 300 euros par hectare. « Mais, hors des périodes de floraison de ces cultures, les abeilles s’alimentent sur les adventices, essentiellement les coquelicots », explique Sabrina Gaba. D’où l’intérêt de préserver des parcelles abritant des espèces favorables aux pollinisateurs autres que les cultures d’oléo-protéagineux. « C’est un rendement identique à celui qu’apportent les pesticides, à la différence que les pesticides polluent et coûtent de l’argent tandis que les pollinisateurs entretiennent la nature et sont gratuits » précise Vincent Bretagnolle.

Un rapport complet devrait être rendu en avril 2019. Il doit permettre d’analyser les différents secteurs dont l’activité repose sur l’exploitation des ressources naturelles ou qui en tirent des bénéfices : agriculture, viticulture, sylviculture, chasse, tourisme, gestion des espaces naturels, etc.

Pour en savoir plus : https://www.ecobiose.fr/