On pourrait
penser qu'un mur est le meileur des brise-vent. Pourtant il n'en
est rien. En effet, le vent qui vient frapper un mur se comprime
et sa vitesse augmente. Une fois qu'il a passé le
mur, le vent devient encore plus dévastateur pour les
cultures, en dehors d'une surface équivalente à 5
ou 6 fois la hauteur du mur. Au delà, le vent
tourbillonne et devient très néfaste pour les
cultures. On considère alors que la protection est bonne
sur 10 à 12 mètres pour un mur de 2 mètres de
haut.
Cas d'un mur ou d'un obstacle
plein
Les haies homogènes et
semi-perméables, quant à elles,
permettent le passage de l'air, mais en le ralentissant
grandement. On estime qu'une distance égale à 10
à 15 fois la hauteur de la haie est alors
protégée, ce qui peut facilement représenter
60 à 100 mètres.
Cas d'un brise-vent
végétal
-
Brise-vent et rendements :
Les
phénomènes induits pas la présence d'une
haie brise-vent peuvent se schématiser ainsi :
Présence d'une haie bien orientée,
homogène et haute
↓
Diminution de la
vitesse du vent
↓
Diminution de
l'évapotranspiration
↓
Augmentation
de la production végétale par
photosynthèse
↓
Compensation des
pertes à proximité de la haie par augmentation de
production à l'intérieur de la parcelle sur 10
à 15 fois la hauteur de la haie
↓
Augmentation des rendements de 6 à 20
%
-
Brise-vent et effets complémentaires :
En diminuant les effet mécaniques du vent,
les haies permettent aussi de limiter le risque de verse des
céréales.
Les haies brise-vent
préservent de la dérive des produits de traitement
provenant des parcelles voisines (effet particulièrement
intéressant en agriculture biologique).
La présence de haies permet de limiter
l'érosion éolienne.